Emplois d'avenir riment-t-ils avec espoir d'avenir ? C'est toute la question que l'on peut se poser en travaillant sur ce dossier. La formule est séduisante pour qui n'a pas de formation et auprès des parents au désespoir de voir leurs jeunes rechercher en vain un premier emploi. Derrière cette façade, la mesure est-elle sincère vis-à-vis des jeunes ?
Au cours de son intervention Michèle Prat a souhaité pousser la réflexion au delà des apparences. En effet, depuis trente ans nous avons connu avec nos gouvernements successifs les TUC, puis les CES, puis les CIP et encore les Emplois Jeunes. Les collectivités n'ont pas boudé ces contrats et pourtant .... Le miracle n'a pas eu lieu. Beaucoup de jeunes (qui ont vieillis entre-temps) ont été remerciés à l'issue des contrats. Et nous en sommes toujours au même point en 2013 : une grande partie de nos jeunes sont dans l'impasse.
Aujourd'hui le gouvernement invente le contrat emploi d'avenir pour les jeunes avec ou sans formation. Les collectivités qui vont s'inscrire dans la ligne gouvernementale, dont Onet le Château, vont-elles juste se servir de cette mesure pour pallier à leur manque d'effectif à moindre frais, seront-elles en capacité d'offrir une formation ou une expérience pérenne à ces jeunes avec un contrat définitif à la clé dans trois ans ?
A l'issue de l'échéance, si le compte n'y est pas nous serons en droit de nous autoriser à penser que les collectivités qui ont joué le jeu en 2013 ne l'on fait que pour faire figure de bon élève et aider le gouvernement à faire baisser artificiellement le taux du chômage avec l'aide de l'argent public.
Quoi qu'il en soit, les élus de l'opposition se sont prononcés pour la création des emplois d'avenir sur Onet le Château en souhaitant que la prise en compte des jeunes qui seront sélectionnés soit sérieuse et non une mesurette de plus parmi tant d'autres.