Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

AMBIANCE DE SEANCE - EN AVANT TOUTE !

C'est bien connu, chaque année, le vote du budget au sein d'un conseil municipal se déroule rarement sans heurt, ce qui lui donne une certaine saveur. Toutefois, la population se passionnant de moins en moins pour la chose publique, au vu des désillusions croissantes qu'inspirent le comportement de certains élus majoritaires actuels  et de tous bords, peu de gens dans le public (mis à part quelques fidèles supporters de la majorité) prennent la peine de faire le déplacement.

Onet le Château n'échappe pas à la règle. Cependant, il nous a semblé intéressant de vous faire partager l'expérience que nous avons vécue le 24 janvier dernier dans la salle du conseil municipal.

Une fois le point de vue et les souhaits de Didier Gaffard et Joël Serin entendus (ne parlons pas "d'écoutés" ou "compris" car à Onet le Château c'est une notion très aléatoire), les bons petits soldats de Monsieur le Maire eurent tôt fait de sortir de sous la table leurs arguments en total décalage avec les propos que venaient de tenir les élus de l'opposition.

Nous n'en doutons pas un seul instant, ces fléchettes fébrilement affûtées depuis quelques jours et décrochées à tout va étaient bien destinées à neutraliser le camp des opposants.

Le premier à sonner la charge fut Monsieur Castanié, adjoint aux sports. Il nous ressortit, entre autres choses, une vieille histoire toujours pas digérée du mandat précédent : l'EHPAD ! Et oui, l'opposition de l'époque avait osé dénoncer et émettre des réserves sur le montage des dossiers et son financement. Puisque le sujet fut abordé, nous profitons de l'occasion pour vous informer qu'aujourd'hui encore il n'y a aucune transparence sur la gestion de cet établissement qui a eu grand mal à se remplir.

Puis ce fut le tour de Monsieur Moréno, délégué à la culture, pour exprimer sa très grande satisfaction quant au programme culturel (un lapsus lui fit prononcer "cultureux") développé sur la commune et particulièrement sur la construction d'un théâtre de 500 places à un endroit inapproprié.

Quand à Monsieur Noyer, adjoint à l'urbanisme, le regard fuyant, il ne cessa de "brandir des étendards" en veux-tu, en voilà... mais au fait, pourquoi des étendards ?... Nous n'avons pas tout saisi.

Peu à peu le ton se mit à monter dans les deux camps.

Puis vint le tour de Madame Luban, déléguée aux affaires scolaires, qui choquée par le vacarme ambiant s'en prit "courageusement" à Didier Gaffard en feuilletant le livret de la profession de foi du candidat sortant aux dernières élections municipales, Fabrice Geniez, afin de lister minutieusement les réalisations effectuées, celles en cours et celles à venir (la plus importante étant la reconstruction de l'école du Stade).

Monsieur Roussel, conseiller général d'opposition et conseiller municipal dans la majorité, reconnut qu'entre les promesses de campagne et les réalités liées au financement des projets, des réajustements étaient toujours possibles.

Enfin Monsieur Drillin, premier adjoint, fidèle à son idéologie politique, se plut à nous coller pour la énième fois l'étiquette qu'il rêve de nous voir porter pour mieux nous pointer du doigt et nous attribuer des courants de pensées que nous serions supposés soutenir, dans le simple but de  jeter le discrédit sur nos analyses et points de vues. Cet étiquetage est une telle obsession chez lui que ça en devient risible. Il se fâcha tout rouge pour parler de la pollution lumineuse produite par les enseignes des entreprises de la commune et minimisa la hausse des taxes locales en la comparant au prix d'un paquet de cigarettes. Ça aurait pu faire mouche autrefois sauf qu'aujourd'hui nous savons tous que les cigarettes partent en fumée à la vitesse de l'éclair, leur prix ne cesse d'augmenter et qu'à force d'en fumer c'est la ruine et l'intoxication assurées. Mauvais exemple, il faudra revoir votre copie Monsieur Drillin ! 

Après que la voix eut fait trembler les murs, Didier Gaffard finit par faire avouer à Monsieur le Maire que ce dernier s'était bien engagé par écrit au cours de sa campagne électorale à ne pas augmenter les impôts et qu'il avait donc déjà trahi par deux fois la confiance de son électorat sur ce sujet.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article