Didier Gaffard indique qu'il est difficile de percevoir un cap ou une orientation précise dans la manière dont est présenté ce budget. S'agit-il d'un document de continuité ou de rupture ?
Le personnel communal
Pour la première fois depuis 10 ans la municipalité annonce une baisse des frais de personnel : 5 200 000 € en 2012 contre 5 434 000 € en 2011 soit 234 000 € de moins alors que l'effectif des employés communaux est stable (144 personnes) et que l'évolution normale des carrières impacte le budget de 3,5 % chaque année. Il n'est donc pas possible à effectif constant de diminuer la dépense. De deux choses l'une : soit la prévision budgétaire est insincère, soit sans l'afficher la municipalité en 2012 va faire fondre les effectifs en ne remplaçant pas les départs en retraite. A l'été 2013, nous vérifierons au vote du compte administratif si cette baisse de charges de personnel était un effet d'annonce ou une réalité.
La fiscalité
A deux ans des prochaines élections, nous constatons avec satisfaction que Monsieur le Maire et sa majorité ont enfin renoncé à augmenter les impôts locaux. Nous revendiquons tout de même notre part dans cette subite sagesse fiscale car nous n'avons jamais cessé de rappeler à la majorité ses promesses de campagne au sujet de la fiscalité. Toutefois, par le jeu de l'actualisation des bases les ménages castonétois verront tout de même leur facture alourdie de 1,8 %.
En revanche les entreprises locales se verront bien infliger la taxe sur la publicité extérieure puisque la ligne budgétaire correspondante est abondée à hauteur de 200 000 €. Didier Gaffard a rappelé à Monsieur le Maire que l'application de cette taxe était facultative et qu'il n'avait toujours pas honoré son engagement auprès de la délégation de professionnels d'inscrire cette question à l'ordre du jour du conseil municipal. Didier Gaffard demande une nouvelle fois à Monsieur le Maire de renoncer à cette taxe qui est injuste car elle frappe directement l'outil de travail.
En 2012 de nouvelles dépenses liées au théâtre vont voir le jour car l'on relève une évolution de 80 % à la rubrique "prestations de services" et contrairement à ce qui avait été annoncé nous n'auront pas un simple redéploiement des crédits affectés à la salle des fêtes. Mais nous en jugerons lorsque ce nouvel outil entrera en service.
Le programme d'investissement
Nous relevons que de 12 226 000 € inscrits en 2011, nous retombons à 8 242 500 € pour 2012. Nous constatons que dans la liste des projets on ne trouve rien concernant la reconstruction de l'école du Stade, rien également concernant le centre de tennis des Balquières pas plus d'ailleurs que la nouvelle salle d'escrime.
Seule une enveloppe de 500 000 € pour la route d'Espalion nous paraît bien dérisoire par rapport au budget global nécessaire pour faire de cette voie la grande avenue de notre commune.
Le grand volontarisme affiché l'an passé laissant à croire que la capacité d'emprunt de la commune allait permettre à la majorité de tenir toutes ses promesses est en berne. Il n'y a cette année aucun recours à l'emprunt et les élus de l'opposition y voient le signe que la dure réalité comptable que la majorité se plait à railler est en train de la rattraper et ce d'autant plus que les subventions ne sont pas au rendez-vous de ses espérances. Il manque toujours à ce jour 2 074 833 € pour le théâtre et ses abords. Comment la majorité va-t-elle pouvoir compenser ce manque de recettes ?
En revanche nous soulignons avec intérêt l'inscription des crédits pour l’extension et la rénovation de la médiathèque qui plus de vingt ans après sa mise en service reste l'outil culturel le plus performant de notre commune. Comme quoi les bons projets sont intemporels, qu'ils soient de droite ou de gauche.