Pour mémoire, jusqu'en 2008 les ménages castonétois qui scolarisaient leurs enfants dans les écoles publiques de la commune bénéficiaient pour la restauration scolaire d'un tarif unique de 1,70 € par repas. Depuis, les choses ont changé avec la mise en place du quotient familial.
En 2012 le tarif de la cantine varie de 1,80 € pour la tranche 1, à 3,60 € pour la tranche 5 ; soit un écart de 100 %.
Actuellement sur l'ensemble des enfants qui mangent à la cantine, 42 % sont issus de foyers correspondants au quotient familial 2 et 3 (revenus moyens) et si l'on y rajoute les ménages à revenus moyens qui bien souvent pour quelques euros de plus basculent dans la tranche 4 cela fait 56 %. Et l'on constate que depuis 2008 le prix du repas a flambé de 49 % en moyenne pour ces familles.
Au nom de l'opposition, Michèle Prat a dénoncé les écarts énormes qui existent d'une tranche à l'autre alors que la plupart des ménages paient des impôts à la commune. Elle a fait remarquer au passage que du fait de son agrandissement la structure de la cuisine centrale est aujourd'hui disproportionnée par rapport aux besoins actuels car l'équipe municipale n'a pas voulu ou su garder les marchés qu'elle avait avec la maison de retraite et les écoles privées de la commune.
Toujours, au nom de l'opposition Michèle Prat a réitéré le souhait de voir accepter le principe du repas à 1 € pour tous les enfants de la commune (ce principe existe ailleurs). cette mesure, à la faveur des familles castonétoises, coûterait environ 75 000 € par an. Elle pourrait être aisément appliquée et financée si la municipalité voulait bien utiliser les leviers dont elle dispose, à commencer par le renoncement à son bulletin de communication bi-mensuel, qui rien-que-pour-dire-et-répéter-que-ce-que-fait-la-majorité-c'est-bien, à lui seul coûte en moyenne 95 000 € par an au contribuable.