
Après la maison de retraite, c'est l'école Saint Viateur qui tourne le dos à la cuisine centrale.
Le 3 octobre dernier la municipalité a demandé à l'ensemble du conseil municipal d'approuver la délibération mettant un terme à la convention qui liait la ville d'Onet le Chateau aux établissements scolaires Saint Viateur et Sainte Bernadette pour la fourniture des repas. L'école Saint Viateur ayant souhaité se tourner vers un fournisseur privé.
Dans les années 1999-2000 les services vétérinaires en charge du contrôle sanitaire des restaurants scolaires avaient demandé que des travaux de mise aux normes soient effectués sur ce bâtiment.
Compte tenu de leur importance, la municipalité conduite par François Rey avait décidé de mener une réflexion pour savoir s'il convenait de maintenir cette activité municipale ou s'il n'était pas plus opportun de faire appel à un prestataire public (Cuisine Centrale de Rodez par exemple) ou privé. Cette réflexion n'était pas aboutie lorsque l'alternance est arrivée en 2001.
La nouvelle municipalité a fait de ce dossier l'emblème de sa politique de service public et a très rapidement décidé de maintenir l'activité en régie et d'engager les travaux en prévoyant une extension pour permettre de confectionner plus de repas pour servir la future maison de retraite. La liaison chaude a été abandonnée au profit de la liaison froide et la capacité théorique portée d'environ 600 à 900 repas par jour. Le montant des travaux engagés a été de l'ordre de 1 million d'euros.
Aujourd'hui, la cuisine centrale ne sert plus ni la maison de retraite, ni l'école Saint Viateur ce qui représente en moyenne 250 repas de moins par jour, soit un quart d'activité en moins. L'extension des locaux décidée en 2002 ne sert donc plus à rien. Du côté de la majorité on s'avance en disant qu'il y a plus d'élèves dans les écoles publiques qui mangent à la cantine (cela reste à vérifier) et que désormais les buffets offerts lors de manifestations diverses occasionnelles seront confectionnés par le restaurant municipal (la municipalité confond volume et coût de revient). Le personnel est en surnombre malgré les deux postes et demi neutralisés ou redéployés.
Au risque de nous répéter mais ce n'est que le constat d'une criante vérité, voilà où mènent l'aveuglement idéologique et le manque de bienveillance vis-à-vis des finances publiques.