Peu à l'aise sur le sujet, la municipalité prépare le terrain et le mental des administrés au moyen de son bulletin de communication "les Nouvelles d'Onet". Sur le document de la dernière quinzaine, on peut y lire une information concernant "l'obligation" pour la commune d'assumer le bon fonctionnement des écoles maternelles et primaires publiques, qui précise au passage que la construction et les grosses réparations font partie de ces obligations.
Il faut dire que le dernier conseil municipal avant les vacances d'été s'est terminé à grand fracas sur le dossier de la reconstruction de l'école du Stade.
Personne ne conteste le fait que la mairie est à l'écoute des besoins courants et fait en sorte que chaque école soit dotée d'équipements corrects et de qualité. Elle va même plus loin puisque depuis 2008 le budget explose avec la mise en route des orchestres à l'école. En revanche, les bâtiments de l'école du Stade qui ont grand besoin de subir de gros travaux de rénovation sont au point mort depuis 2004 car Monsieur le Maire a décidé de reconstruire (cf notre billet du 2 juin). Pressée par le temps, la municipalité a maintenant hâte de clôturer le dossier avant les prochaines échéances électorales et il est à craindre fortement que cette reconstruction ne corresponde pas à l'attente et aux besoins des enseignants et des enfants qui y passent la majeure partie de leur temps.
Il faut savoir qu'à l'heure actuelle les bâtiments concernés sont de plain-pied avec des cours de récréation séparées pour les CP et les CE et ce mode de construction est tout à fait satisfaisant d'un point de vue pratique et sécuritaire. Du côté de la mairie, on penche pour un bâtiment à étages sur un terrain beaucoup plus petit qui jouxtera l'école maternelle. De grandes réserves et un avis défavorable ont été actés par le dernier conseil d'école.
Le 11 juillet dernier, Corinne Sauterel qui défendait le dossier devant le conseil municipal a été brutalement interrompue par monsieur le Maire et son premier adjoint qui tentaient pas ce moyen de l'empécher de poursuivre son argumentation au motif qu'elle était hors sujet. C'était sans compter sur la ténacité de cette dernière qui malgré la colère des deux élus est allée jusqu'au bout.
La cause est suffisamment juste et sérieuse pour que les élus de la minorité, même s'ils ne disposent pas de gros moyens, la défendent becs et ongles. Essuyer la tempête vaut mieux que garder le silence par lâcheté.
Souhaitons que la pause estivale ait ramené Monsieur le Maire et son équipe à de meilleurs sentiments à propos de ce projet.
Affaire à suivre...